Cancer : la mortalité diminue en France



Selon un rapport réalisé par l’Institut national du cancer (INCa), en lien avec l’Institut de veille sanitaire (InVS), l’Inserm, et le réseau français des registres de cancer Francim, la mortalité globale par cancer a diminué en 20 ans de 22% chez les hommes et de 14% chez les femmes. Cette tendance générale s’est particulièrement accélérée pendant la dernière décade (-16 % chez les hommes et -8 % chez les femmes).

Les baisses de mortalité observées se retrouvent dans toutes les tranches d’âge, mais prédominent chez les moins âgés et majoritairement chez les hommes.

Si le cancer reste en 2010 la première cause de décès en France chez l’homme (32,9% des décès) et la deuxième chez la femme (23.4%) des progrès dans le dépistage et les traitements, de même qu’une moindre consommation d’alcool et de tabac pourraient expliquer cette baisse globale de la mortalité. Une tendance positive qui devrait s’accentuer au cours de prochaines années.

Ainsi en moyenne, 147 851 décès par cancer ont été enregistrés chaque année en France au cours de la période 2003-2007 (88 188 chez l’homme et 59 663 chez la femme).

Chez l’homme cela représente une baisse de 20% en 20 ans avec une accélération de la baisse sur les dix dernières années. Elle est attribuée en  grande partie  à la diminution importante de la mortalité de certains cancers liés au tabac et à l’alcool, baisse induite par la diminution du nombre de ces cancers avec le recul de la consommation alcoolo-tabagique.

Chez la femme la décroissance du taux de mortalité  est moins favorable en raison de l’augmentation rapide de la mortalité par cancer du poumon en lien avec une hausse importante de la consommation tabagique.

Chez l’homme, 52 % des décès sont liés à 5 localisations tumorales : poumon, côlon-rectum, prostate, oropharynx et oesophage.

Chez la femme, 42 % des décès sont liés à 3 localisations tumorales : sein, poumon, côlonrectum

Dépistage précoce, progrès thérapeutiques et amélioration de la prise en charge ont permis cette baisse sensible de la mortalité. Mais au-delà des améliorations observées, beaucoup reste à faire pour installer dans la durée une prévention plus efficace, une meilleure performance diagnostique, un accès aux soins et à l’innovation mieux partagés, facteurs clefs d’une meilleure maîtrise de ces maladies dans le futur.

Le rapport complet « Dynamique d’évolution des taux de mortalité des principaux cancers en France » peut-être téléchargé dans son intégralité en cliquant ici

Source : Inserm- Institut National du Cancer. Crédit photo: © Inserm, D. Pissaloux