Diminution du risque de fracture par la pratique régulière d’une activité physique chez les femmes âgées



« Diminution du risque de fracture par la pratique régulière d’une activité physique chez les femmes âgées » par le Docteur Erard de Hemricourt. La pratique d’une activité physique à domicile suivi d’un entraînement régulier volontaire toujours à domicile améliore l’équilibre et la démarche et procure des effets bénéfiques à long terme sur le risque fracturaire du col du fémur chez les femmes âgées, selon une étude récemment publiée dans l’éditorial du mois de septembre du journal américain Archives of Internal Medicine (R. Korpelainen et al. Long-term outcomes of exercise : follow-up of a randomized trial in older women with osteopenia. Archives of Internal Medicine. 2010 ; 170(17) : 1548 DOI : 10.1001/archinternmed.2010.311).

Selon les auteurs de l’étude, les chutes sont responsables d’au moins 90 % de toutes les fractures du col du fémur. Ce type de lésion est grevé d’un taux élevé de mortalité et de morbidité selon le Dr Raija Korpelainen de l’Institut Deaconess d’Oulu en Finlande. Pour arriver aux conclusions de leur étude, les médecins finlandais ont suivi un ensemble de 160 femmes âgées souffrant d’ostéopénie (diminution de la masse osseuse) ayant participé à une étude randomisée de 1998 à 2001.

Parmi l’ensemble de ces femmes, 84 ont été incluses dans un groupe pratiquant une activité physique et 76 dans un groupe contrôle. Les femmes incluses dans le groupe ‘activité physique’ devaient suivre des sessions régulières de renforcement musculaire des jambes et d’exercice d’équilibre à raison d’une séance par semaine pendant une période de 6 mois chaque année. Chacun des groupes a ensuite été suivi pendant une durée de 7,1 ans.

Pendant cette période, 17 femmes du groupe ‘activité physique’ et 23 femmes du groupe ‘contrôle’ ont dû être hospitalisées en raison d’une fracture (non spécifiquement du col du fémur). Le risque de fracture était estimé à 5 pour 100.000 pour le premier groupe et 8 pour 100.000 pour le groupe contrôle. Durant cette même période, aucune fracture du col du fémur n’a été constatée dans le groupe pratiquant l’exercice physique alors que 5 femmes du groupe ‘contrôle’ ont dû être opérées pour cette fracture.

Selon les auteurs de l’étude, une activité physique soutenue de plus de 30 mois avait un impact bénéfique au long terme sur l’équilibre et la démarche des femmes âgées. De plus, une activité physique de longue durée était associée à une réduction significative du risque de fractures. Finalement, la mortalité globale était réduite dans le groupe pratiquant l’activité physique par rapport au groupe contrôle.

Sur base de ces diverses constatations, les auteurs de l’étude recommandent vivement la pratique régulière d’une activité physique chez les femmes âgées souffrant d’ostéopénie.

Docteur Erard de Hemricourt pour News Santé ©2010