Un test sanguin pour prédire la ménopause
Hier à Rome, lors de la réunion annuelle de la société européenne de reproduction humaine et d’embryologie, une équipe de chercheurs iraniens menée par le Professeur Fahimeh Ramezani Tehrani de Téhéran a indiqué être en mesure de prédire l’âge de l’arrivée de la ménopause chez la femme.
En mesurant dans des échantillons sanguins les niveaux d’une hormone sécrétée par les ovaires (hormone anti-Müllérienne – AMH), ils ont élaboré un modèle statistique permettant de prédire avec une certaine précision l’arrivée de la ménopause (à 4 mois près en moyenne).
Pour mettre en place ce modèle statistique les scientifiques ont mené une étude sur 266 femmes âgées de 20 à 49 ans effectuant des tests sanguins tous les 3 ans (ces femmes prenaient part à une autre étude débutée en 1998). Ils ont ensuite mesuré le taux de concentration de cette hormone dans les échantillons sanguins. C’est ainsi qu’ils ont constaté que plus le taux de l’AMH était élevé plus la ménopause était tardive.
Pour autant il est bien trop tôt pour affirmer qu’il est aujourd’hui possible de prédire la ménopause. De nouveaux essais avec un plus grand nombre de femmes seront en effet nécessaires



