Un nouveau traitement pour l’asthme ?



asthmeAlors que se déroulera dans quelques semaines la « 4e Journée Française de l’Allergie » (organisée le 23 mars 2010 par l’Association Asthme & Allergies) une équipe de chercheurs du Centre de physiopathologie Toulouse Purpan (l’équipe de Lucette Pelletier et Jean-Charles Guéry, unité Inserm/UPS 563) vient de faire une découverte qui, à terme, poourrait sensiblement améliorer la vie des malades. Ils sont 4 millions d’asmathiques en France soit 6,7% de la population et 9% des enfants. L’asthme est la première maladie chronique de l’enfant et provoque encore 1 000 décès par an chez les moins de 65 ans (source asthme et allergies.org)

Pour en revenir à cette découverte dont les résultats ont été publiés en ligne dans le American Jounal of Respiratory and Critical care Medicine, les scientifiques de l’Inserm ont réussi à cerner un mécanisme pouvant faire l’objet d’une application thérapeutique. Comme vous le savez peut-être l’asthme et ses symptômes sont liés à une réaction excessive du système immunitaire, habituellement en charge de la défense de l’organisme. C’est en  comprenant mieux la raison de ce dérèglement les chercheurs ont fait cette découverte.

Il faut savoir que allergies, qu’elles soient cutanées, alimentaires ou respiratoires sont provoquées par une réponse excessive du système immunitaire.  Acteurs clefs et  véritables chefs d’orchestre de cette réaction, les lymphocytes T. Dans le cas de l’asthme, c’est une certaine catégorie de lymphocytes T, les « Th2 » qui est impliquée [les « Th2 » sont normalement chargés de coordonner la réponse contre les parasites].

Les scientifiques de l’Inserm ont identifié un type de canaux calciques présent seulement dans ces fameux Th2 et dont l’activation est nécessaire aux fonctions de ces derniers. Ils se sont ensuite attachés à trouver une solution permettant de neutraliser de manière sélective ces canaux, afin de pouvoir traiter spécifiquement des maladies allergiques sans pour autant modifier le fonctionnement de l’ensemble du système immunitaire.

Pour y parvenir, les scientifiques ont introduit in vitro, dans des Th2, un brin d’ADN « dans des cellules douées de canaux calciques jouant un rôle majeur dans le système immunitaire »  Cette séquence d’ADN courte, appelée « anti-sens » s’est avérée capable de diminuer de façon importante la quantité de canaux présents dans les Th2, des canaux responsables des maladies allergiques telles que l’asthme. A noter que le même ADN anti-sens administré in vivo par voie intranasale s’avère également très efficace chez la souris asthmatique.

Reste maintenant à appliquer cette thérapie chez l’homme.

Laisser un commentaire