IVG : des progrès restent à faire
Roselyne Bachelot Narquin, Ministre de la Santé et des Sports, a reçu mardi le rapport de l’inspection générale des affaires sociales (Igas) permettant d’évaluer la loi du 4 juillet 2001 huit ans après son adoption. Cette loi est relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et à la contraception.
De ce rapport il ressort que le contexte français demeure paradoxal : la diffusion massive de la contraception n’a en effet pas permis de diminuer le nombre des IVG qui se maintient à un taux élevé (aux environs de 200 000 par an). Il faut savoir que 72 % de ces IVG sont réalisées sur des femmes qui étaient sous contraception.
Pour tenter d’expliquer cet « échec contraceptif » l’Igas évoque les contraintes d’observance que pose la contraception orale (prise de la pilule à heure fixe) et recommande de diversifier les modes de contraception proposés aux femmes : anneau, implant, stérilet.
Dans ce rapport les inspecteurs de l’Igas préconisent également un accès gratuit et confidentiel des jeunes au conseil ainsi qu’à la délivrance des produits contraceptifs. Le rapport dénonce la situation paradoxalde des mineures en matière de contraception. D’un côté elles n’ont pas besoin de l’autorisation de leurs parents pour se rendre chez un médecin et obtenir une ordonnance contraceptive, de l’autre elles ne possèdent pas de couverture sociale autonome, ce qui leur pose des problèmes de financement et donc d’accès aux soins.
Autre élément évoqué par le rapport de l’Igas, une information insuffisante notamment auprès des plus jeunes. Malgré l’obligation d’éducation sexuelle à l’école depuis 2001, les connaissances des jeunes en matière de contraception demeureraient insuffisantes. Le rapport préconise des campagnes d’information régulières sur la contraception et llus largement, une communication globale et continue axée sur la santé sexuelle et reproductive et non sur des risques spécifiques (infections sexuellement transmissibles, grossesses non désirées…).
Enfin en ce qui concerne la prise en charge de l’IVG, le rapport souligne des progrès mais qui restent encore fragiles, la place de l’IVG dans le système de soins n’étant pas encore normalisée. Si les délais se sont améliorés et se rapprochent des recommandations de la Haute Autorité de Santé , le rapport souligne que d’importantes disparités persistent dans certaines zones de fortes demande, notamment dans les grandes métropoles. C’est notamment le cas pour l’Ile-de-France.
Le rapport complet de l’Igas intitulé « Evaluation des politiques de prévention des grossesses non désirées et de prise en charge des interruptions volontaires de grossesse suite à la loi du 4 juillet 2001″ est à découvrir en cliquant ici




“La Vérité est comme le soleil, elle fait tout voir, mais ne se laisse pas regarder.”
Victor HUGO.
Stop à la surenchère contraceptive!!! Trouvons d’autres solutions… 75% des femmes qui avortent sont sous contraceptif, je ne crois pas non plus qu’elles soient idiottes au point de pas savoir prendre un comprimé chaque jour… Il doit y avoir autre chose… peut-être un désir profond d’enfant? .. mais quand il point son nez… c’est la pression de la part de la famille, de l’employeur (énorme) ou de son partenaire… et là c’est le desespoir… A y réfléchir je me demande si la femme d’aujourd’hui est si libre que cela de faire ce qu’elle veut… aller voir le site http://www.auxlarmescitoyennes.org« … écoutez « mes larmes secrètes » c’est ça le vrai drame de l’IVG!
72% de femmes sous contraceptifs ont recours à l’ avortement. Cela voudrait il dire qu’ on a trompé les femmes. Depuis toutes ces années, nous entendons des slogans pour baisser le nombre d’ avortements, il faut plus d’ informations, de contraceptifs et ce chiffre nous prouve le contraire. La vérité est que la bonne information n’ est pas donnée. Lors du premier trimestre de la grossesse, une femme est très fragile. Souvent, elle cède face aux pressions de l’ entourage, du mari, de la famille, du travail. Est ce qu’ on lui propose des aides pour faire face à ses pressions, et les refuser? Est ce qu’ on lui donne d’ autres solutions à part l’ avortement? Permettez moi d’ en douter, et est ce qu’ on les informe des conséquences de leur geste sur elle physiquement, psychiquement, sur sa famille, sur ses enfants, sur son conjoint ou ami?!!! Là encore permettez moi d’ en douter.
Il serait temps de dire la vérité sur l’ avortement aux femmes et de faire un vrai travail de prévention par rapport à l’ avortement. Il serait temps de donner tous les moyens aux femmes de faire un véritable choix, de les écouter dans leur demande, de leur permettre de garder leur bébé. Et si elles choisissent tout de même d’ avorter, au lieu de les jeter dans un silence opaque où elles ne peuvent exprimer leur souffrance, de les accompagner aussi dans cette démarche et de les écouter. Là ce serait l’ expression d’ un véritable respect pour elles.
Mais il est plus facile de proposer l’ avortement comme seule solution au lieu de se prendre du temps pour écouter les tenants et aboutissements qui les ont conduits là où elles se trouvent. Alors agissons et proposons des solutions efficaces.