Les téléphones portables bénéfiques contre Alzheimer ?
Les ondes émises par les téléphones portables sont-elles bénéfiques contre la maladie d’Alzheimer ? Certains neurologues américains le pensent. Dans le cadre d’une étude menée sur une centaine de souris, ils affirment aujourd’hui que les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables permettent de prévenir et même de faire régresser la maladie d’Alzheimer (résultats publiés dans le »Journal of Alzheimer’s Disease » du mercredi 6 janvier 2010).
Pour en arriver à ces suprenantes conclusions ils ont durant plusieurs mois et à raison de deux heures par jour, exposé des souris à des ondes de haute fréquence comparables à celles émises par les téléphones portables afin d’étuder les effets à long terme de ces ondes sur les souris. Parmi ces souris, des souris génétiquement modifiées pour développer la maladie.
Après les avoir exposées durant 8 mois environ et à raison de deux heures par jour à des ondes électromagnétiques de haute fréquence, similaires à celles des téléphones portables, les chercheurs ont constaté que les souris censées développées la maladie avaient été protégées et ne souffraient d’aucun trouble de la mémoire. Chez les souris déjà atteintes de la maladie d’Alzheimer, les chercheurs ont constaté un rétablissement de la mémoire.
Selon eux ces ondes auraient permis, par augmentation de la température du cerveau, la destruction des dépôts de « peptide bêta-amyloïde ». qui sont des marqueurs caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.
Les chercheurs ont par ailleurs précisé qu’aucune souris n’avait développé de cancer. Pour Gary Arendash, chercheur à l’Université de Floride du Sud et spécialiste de la maladie d’Alzheimer, « il faudra un certain temps pour déterminer les mécanismes exacts qui ont permis d’obtenir de tels résultats. Une chose est claire, les bénéfices cognitifs liés à l’exposition de ces ondes électromagnétiques sont réelles parce que nous avons constaté à la fois une protection et un traitement de la maladie sur les souris atteintes d’Alzheimer et sur les souris normales ».
Si certains se réjouissent de la nouvelle, d’autres se montrent bien plus sceptiques. Parmi eux le Profeseur Philippe Amouyel (Inserm), responsable du volet recherche du plan Alzheimer qui fait dans »Le Figaro » remarquer que »c’est tout le corps de l’animal qui est exposé aux ondes, pas seulement la tête ». Autre point de discorde le modèle animal de la maladie d’Alzheimer n’est pas équivalent à celui de l’homme.
Le Professeur Bruno Dubois, directeur de recherche à l’Inserm, se montre plus méfiant encore. Dans »L’Express » il parle de résultats pouvant être « le fruit du hasard » ou le fait d’une « d’une méthodologie biaisée. »
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