Décès après consommation de champignons « tricholome équestre »



tricholome équestreDans un communiqué de presse publié en fin de semaine, le Ministère de la Santé indique avoir eu connaissance de 2 cas dont un mortel d’atteinte musculaire sévère (rhabdomyolyse) imputés à l’ingestion de champignons « tricholome équestre ». Ces deux ont été signalés le 7 décembre 2009 dans le département de Haute Garonne.

Ces deux personnes avaient consommé pendant plusieurs jours consécutifs une quantité estimée à plus de 150 g/jour, de ce champignon frais qu’ils avaient été cueillis le 28 novembre 2009 à Lacanau puis qu’ils avaient cuit.

L’occasion de rappeler que si le Tricholome équestre est souvent présenté comme comestible par la plupart des ouvrages il peut, en réalité, s’avérer très dangereux, notamment en cas de consommation sur plusieurs jours consécutifs (quelque soit la forme de consommation : fraiche ou en conserve). Le Tricholome équestre regroupe les espèces, sous-espèces et variétés suivantes : Tricholoma equestre, tricholoma auratum ; Tricholoma flavovirens, encore appelé « Chevalier », « Bidaou », « Canari », ou « Jaunet ».

En 2003 l’Afssa avait d’ailleurs déjà attiré l’attention sur les risques liés à la consommation de ce champignon, consommation qui est déconseillée.

A propos du Tricholome équestre : ce champignon pousse à proximité de pins maritimes de variété Pinus Pinaster. Il est surtout présents sur le littoral atlantique mais on peut le retrouver dans toutes les régions de France. Il est essentiellement cueilli et consommé dans le Sud-ouest de la France. A noter, et c’est important de le préciser que la vente et l’importation de ce champignon sont interdites depuis 2005 .

Quelques conseils des autorités sanitaires pour les amateurs de champignons sauvages :

* cueillir uniquement les spécimens en bon état et prélever la totalité du champignon (pied + chapeau), afin de permettre l’identification ;
* séparer les champignons récoltés, par espèce. Un champignon vénéneux peut contaminer les autres ;
* déposer les champignons séparément, dans une caisse ou un carton mais jamais dans un sac plastique qui accélère le pourrissement ;
* toujours s’assurer de l’espèce des champignonset faire vérifier s’ils sont comestibles auprès d’un pharmacien ou d’une association de mycologie ;
* au moindre doute, jeter le champignon ;
* consommer les champignons frais en quantité raisonnable ;
* consommer rapidement la récolte ou la conserver 2 jours maximum dans le bac à légumes du réfrigérateur ;
* effectuer une cuisson prolongée, ne jamais consommer cru ;
* bien se laver les mains après la récolte ;
* éviter les sites pollués (bords de routes, aires industrielles, décharges) car les champignons concentrent les polluants.

Dans tous les cas les autorités recommandent de ne consommer que des quantités raisonnables de produits parfaitement identifiés comme comestibles.

Chaque année, on signale en France un millier d’intoxications dues aux champignons, dont les conséquences sur la santé peuvent être graves.

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