Leclerc disqualifié pour parler de la Santé ?



pharmacie (2)Ce week-end nous vous faisions part de la nouvelle campagne de communication lancée par Michel Edouard-Leclerc, le patron des Centres Leclerc, qui continue de vouloir vendre des médicaments non remboursés au sein de ses magasins.

Avec cette nouvelle campagne, Michel Edouard Leclerc continue de dénoncer le monopole des pharmacies mais aussi les différences de prix qui peuvent aller, selon lui, du simple au triple selon les officines sur certains médicaments non remboursés. Ardent défenseur du pouvoir d’achat, Michel Edouard Leclerc se dit persuadé, dans un entretien accordé samedi au JDD, que si la grande distribution et/ou d’autres intervenant obtenaient 20% de parts de marché, les prix pourraient baisser de moitié d’ici à 2 ans.

Faux rétorque aujourd’hui le syndicat de pharmaciens Uspo qui stipule que les prix des médicaments non remboursables ont baissé de3.31% sur un an au bénéfice des patients. Le syndicat attaque aussi la grande distribution sur le prix du caddie en général.

« Aucune baisse du prix du caddie n’a été constatée, au contraire, les consommateurs voient les prix augmenter et la grande distribution est condamnée pour entente et pratiques anticoncurrentielles au détriment du consommateur. Les producteurs français et les agriculteurs ne sont pas respectés pour leur travail et souffrent d’un rapport de force déséquilibré »

Le syndicat dénonce également le monopole de distribution que les grandes surfaces imposent à notre pays, un monopole « qui asphyxie toute l’économie rurale » stipule le communiqué et fait part de sa crainte face à une grande distribution capable de faire disparaître la pharmacie rurale.

Uspo fait également quelques comparaisons dénonçant le prix d’un célèbre médicament antalgique leader en boite de 20 comprimés. En moyenne ce médicament est vendu 2.90€ dans les pharmacies françaises et 5.22 € en boite de 24 comprimés dans la parapharmacie Leclerc en Italie, soit 45% plus cher que la pharmacie française.

Uspo parle de diversion de Michel Edouard Leclerc qui « promet des baisses de prix sur des produits qu’il n’est pas autorisé à distribuer, pour mieux dissimuler les augmentations de prix sur des produits dont il a aujourd’hui quasiment le monopole avec des pratiques illégales ».

Et de conclure « Leclerc est définitivement disqualifié pour parler de la Santé (…) Les pharmaciens proposant un parcours de soins de proximité, sécurisé et personnalisé, avec une meilleure visibilité sur les prix dans l’espace conseil de la pharmacie  »

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