Faut-il autoriser la vente des médicaments dans les hypermarchés ?



pharmacie (2)Et la guerre avec les pharmaciens est relancée. Michel Edouard-Leclerc, le patron des Centres Leclerc, continue de vouloir vendre des médicaments non remboursés au sein de ses magasins. Pour cela il a lancé  hier à la télévision une nouvelle campagne de communication qui ne devrait pas tarder à faire réagir les principaux intéressés.

Il y a peu  Michel Edouard Leclerc avait, dans une précédente campagne, présenté les médicaments comme des produits de luxe, une campagne jugée légale par la Cour de cassation suite à une action justice intentée par un groupement de pharmaciens.

Aujourd’hui, avec cette nouvelle campagne, Michel Edouard Leclerc continue de dénoncer le monopole des pharmacies mais aussi les différences de prix qui peuvent aller du simple au triple selon les officines sur certains médicaments non remboursés. Ardent défenseur du pouvoir d’achat, Michel Edouard Leclerc se dit persuadé, dans un entretien accordé au JDD,  que si la grande distribution et/ou d’autres intervenant obtenaient 20% de parts de marché, les prix pourraient baisser de moitié d’ici à 2 ans.

Autre point sur lequel le patron de Leclerc insiste, c’est le professionnalisme de ses équipes de  parapharmacie, tous docteurs en pharmacie…

L’ordre des pharmaciens s’est déjà exprimé à plusieurs reprises sur le sujet dénonçant la non appartenance des docteurs en pharmacie « Leclerc » à l’ordre des pharmaciens, une situation qui se traduit par un code de déontologie qu’ils n’ont de ce fait pas à respecter, mais aussi le risque d’une banalisation de la vente des médicaments.

Alors faut-il oui ou non autoriser les médicaments dans les super ou hypermarchés ? Le débat est relancé et n’a pas fini de faire couler de l’encre.

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