Acharnement thérapeutique, fallait-il vraiment tout tenter ?



Selon une information révélée hier par le Figaro, l’hôpital d’Orange dans le département du Vaucluse a été condamné en Juin dernier pour acharnement thérapeutique sur un nouveau-né.

En état de mort apparente, les médecins ont tout fait pour sauver l’enfant qui est aujourd’hui vivant mais souffre de lourds handicaps physiques et mentaux qui sont apparus au fil des années (l’enfant est née en 2002).  25 minutes de réanimation ont été nécesaires, 25 minutes durant lesquelles il n’y a pas eu d’oxygénation, 25 minutes durnat lesquelles le cerveau n’a pas été irrigué.

Depuis  la loi Léonetti  a changé la donne et interdit désormais l’acharnement thérapeuthique, une loi qui s’oppose forcément à une certaine déontologie médicale… le rôle du médecin étant aussi de tout faire pour soigner et sauver les malades. Où et quand commence l’acharnement thérapeutique ?

Dans ce cas précis, les parents reprochent aux médecins de l’hôpital de s’être acharnés sur leur enfant, une obstination déraisonnable stipule le jugement du tribunal de Nimes et dont l’enfant paie aujourd’hui les conséquences. Il est également atteint d’une maladie génétique rare.

Le tribunal a demandé une expertise visant à déterminer la part de responsabilité de l’hôpital dans les handicaps développés par l’enfant.  Les parents réclament 500 000 euros de dommages et intérêts. Pour information, les médecins leur avaient dans un premier temps annoncé la mort de leur enfant.