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12eme journée mondiale du bégaiement



begaiement

« Être bègue, c’est plus que bégayer », tel est le slogan de la 7eme journée mondiale du bégaiement qui se déroule aujourd’hui jeudi 22 octobre 2009. En France elle est  organisée par l’Association Parole-Bégaiement.

Cette journée est une occasion donnée aux personnes qui bégaient de se faire entendre et à toute personne qui se sent concernée de découvrir ce trouble de la communication.

L’association Parole -Bégaiement se fait le relais de la 12e journée mondiale du bégaiement en organisant des manifestations dans les principales villes de France, mais aussi en Suisse et en Belgique. Vous pouvez retrouver  le calendrier des manifestations et les coordonnées des délégués régionaux sur le site web de l’APB http://www.begaiement.org.

Aujourd’hui il faut le savoir il y a 600 000 personnes bègues en France, soit 1 % de la population, un trouble de la parole et de la communication qui touche trois sujets masculins pour un sujet féminin et qui existe aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte.

Qu’est-ce que le bégaiement ?

On peut décrire le bégaiement comme une suite d’accidents, le plus souvent en relation avec une augmentation de tension, qui altèrent la fluidité de la parole : répétitions de syllabes, blocages, prolongations de sons, voire mouvements involontaires.

Mais il faut être au moins deux pour bégayer !

Le bégaiement est un trouble de la communication. Aussi se manifeste-t-il dans les situations d’échange avec autrui plus rarement en lisant, en jouant un rôle, jamais en chantant.

À noter que la gêne éprouvée par le sujet ne correspond pas toujours à l’importance du trouble perçu par l’interlocuteur.

À l’origine d’une véritable souffrance, le bégaiement provoque souvent le rire, la gêne, ou le rejet ; ce handicap social est encore mal compris. Aussi ceux qui en souffrent sont souvent isolés et croient que rien ni personne ne peut les aider.

Quelles causes : organiques, psychologiques, héréditaires ?

On ne retient pas l’idée de cause, mais, chez l’enfant, un ensemble de facteurs favorisants (tels que retard de parole, climat familial tendu, anxiété, tempérament volontaire), et d’événements déclenchants (tels que naissance d’un autre enfant, déménagement, changement d’école, séparations).

Les réactions du sujet et de son entourage à sa difficulté viennent alors fixer le trouble.

 Quand commence-t-on a bégayer ?

Le bégaiement débute le plus souvent, entre 2 et 4 ans, rarement à l’âge adulte, sauf après traumatisme important.

Si rien n’est entrepris, sur quatre jeunes enfants commençant à bégayer, l’un d’entre eux restera bègue à l’âge adulte et nous n’avons aucun moyen de prévoir lequel ; d’où l’importance d’une intervention précoce.

 La prévention : intervention précoce

L’expérience clinique met en évidence qu’une intervention orthophonique préventive (dès 2 ans) pour des enfants qui débutent un bégaiement est d’une grande efficacité. En effet, plus la prise en charge sera précoce, plus le traitement sera court.

Il s’agira essentiellement de permettre aux parents de réagir de façon adaptée au bégaiement de leur enfant et d’ajuster leur niveau d’exigence à ses capacités du moment.

Même si le facteur génétique est maintenant reconnu, on peut espérer que la généralisation de cette prévention entraînera une diminution notable du nombre de personnes bègues.

 Aujourd’hui il exite des traitements, des thérapies et des stages pour en venir à bout mais la prévention reste le meilleur moyen d’épargner des années de souffrance et limiter de telles prises en charge.

Plus d’infos sur le site  www.begaiement.org

 

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